DANS LES MARIAGES, D’OÙ VIENNENT TOUTES CES TRADITIONS ?

La jarretière ?

Le marié la retire et la jette aux célibataires, genre le bouquet mais pour les gars. Ça remonte au Moyen-Âge : les invités arrachaient les bas de la mariée pour la chance, alors le marié la balançait pour calmer le bazard.

Couper le gâteau ensemble ?

C’est leur premier travail de couple, pour symboliser l’union. Au départ, c’était un pain partagé chez les Romains, puis ça devient sucré au XIXe.
Et hop, ils se nourrissent mutuellement ; c’est fun et un peu collant !

Le confetti ou les pétales jetés à la sortie ?

Ça vient de l’Antiquité, riz ou graines pour la fertilité. Aujourd’hui c’est plus joli, mais même idée !

Porter la mariée ?

Porter la mariée au-dessus du seuil, c’est pour éviter les mauvais esprits ou les démons qui traînent par terre. Superstition romaine, toujours là !

Les anneaux de mariage ?

C’est un truc qui remonte à l’Égypte antique, il y a genre cinq mille ans !
À l’époque, ils faisaient des anneaux avec des roseaux tressés ou du papyrus ; pas du métal encore, hein. Le cercle sans fin, ça représentait l’éternité, l’amour qui boucle, sans début ni fin. Et ils les portaient à l’annulaire gauche, parce qu’ils croyaient qu’une veine allait direct au cœur ; la “vena amoris”.

Puis ça passe chez les Romains : là, ils passent au fer, puis à l’or. L’anneau devient un contrat légal, genre “je te donne ça pour sceller l’union”. Souvent avec des mains enlacées gravées dessus ; symbole de fidélité.

Après, l’Église catholique reprend ça au IXe siècle, et hop, ça devient sacré. Aujourd’hui, c’est juste un cercle en or tout doux, mais toujours à l’annulaire.

Le lancé de Bouquet ?

La tradition du lancer du bouquet, telle qu’on la connaît, vient d’Angleterre médiévale ; vers le XIVe ou XVe siècle. À l’époque, les invités (surtout les femmes) se ruaient sur la mariée pour arracher un bout de sa robe ou de son bouquet, parce qu’on croyait que ça portait chance, fertilité, bonheur… un peu comme un talisman.

Mais ça devenait vite chaotique, voire violent ! Du coup, les mariées ont commencé à jeter le bouquet loin devant elles pour distraire la foule, et filer en paix avec leur mari.
Au fil du temps, surtout au XIXe siècle, ça s’est transformé en jeu sympa : la célibataire qui l’attrape sera « la prochaine mariée ». C’est plus une superstition joyeuse qu’une vraie prédiction.

Le voile de la marié ?

À l’origine, dans la Rome antique, le voile (souvent rouge !) servait à protéger la mariée des mauvais esprits. Dans d’autres cultures, il symbolisait aussi la modestie ou même le fait de “cacher” la mariée jusqu’à l’union.
Avec le temps, il est devenu un accessoire esthétique, souvent associé à la tradition et au romantisme.

Le Bouquet frais de la mariée ?

C’est pas du tout juste pour faire joli ! À l’origine, ça remonte à l’Antiquité romaine, il y a deux mille ans. Les mariées portaient des herbes aromatiques, genre ail, romarin, thym… Mais c’était pour chasser les mauvais esprits, protéger la fertilité, et surtout masquer les odeurs corporelles ; parce que les bains, c’était rare !

Puis au Moyen-Âge, avec les croisades, on a ramené la fleur d’oranger d’Orient. Là, ça devient plus beau : symbole de pureté, chance, et les fleurs fraîches sentent divinement bon. Du coup, on passe des herbes aux vraies fleurs, surtout au printemps quand tout pousse.


Et voilà, petit à petit, ça s’est transformé en ce truc élégant qu’on connaît.

Pourquoi porte-t-on une robe blanche ?

C’est surtout grâce à Reine Victoria qu’elle s’est imposée. Lors de son mariage en 1840 avec le prince Albert, elle choisit de porter une robe blanche en satin, un choix inhabituel à l’époque où les mariées portaient plutôt leur plus belle robe, peu importe la couleur.

Ce geste a marqué les esprits et a été largement diffusé, notamment grâce aux peintures et à la presse. Peu à peu, la robe blanche est devenue à la mode, puis une véritable tradition dans les pays occidentaux.

Contrairement à une idée reçue, le blanc ne symbolisait pas à l’origine la pureté, mais plutôt :

  • la richesse (car une robe blanche était difficile à entretenir et donc peu pratique)
  • le statut social
  • l’élégance et la modernité

Ce n’est que plus tard que la symbolique de la pureté et de l’innocence s’est imposée dans l’imaginaire collectif.

Aujourd’hui, même si la robe blanche reste très populaire, de plus en plus de mariées choisissent d’autres couleurs pour refléter leur personnalité ou leurs cultures.

En fin de compte, toutes ces traditions ; du bouquet lancé aux invités aux alliances échangées, en passant par la jarretière, les confettis ou encore le passage du seuil ; racontent une même histoire : celle d’un passage. Le mariage marque une transition, un moment symbolique où deux individus s’engagent à construire quelque chose ensemble, entourés de leurs proches.

Si certaines coutumes peuvent sembler anecdotiques ou même dépassées aujourd’hui, elles sont en réalité chargées de sens, héritées de croyances anciennes, de rites de protection, de fertilité ou de prospérité. Elles ont traversé les époques en s’adaptant, parfois en se réinventant, mais toujours avec l’objectif de célébrer l’union et de créer du lien.

Au fond, qu’on choisisse de les suivre à la lettre, de les moderniser ou de les laisser de côté, ces traditions ne sont pas une obligation mais une source d’inspiration. Elles offrent un cadre, une mémoire collective dans laquelle chacun peut puiser pour donner à son mariage une dimension à la fois personnelle et universelle. Car ce qui compte vraiment, au-delà des gestes et des symboles, c’est l’intention qu’on y met et les souvenirs que l’on crée.

Stéphane Clément

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